Group S

L’Open Source, une alternative aux environnements propriétaires ?

System Solutions et HP offrent à Group S l’évolution et la continuation technologiques

Lorsque Group S, le spécialiste en gestion de ressources humaines, se mit en tête de changer son architecture informatique, les dimensions technologiques et humaines étaient indissociables. HP et System Solutions l’ont bien compris...

La complexité des affaires sociales est née, dans les années 30 par une extension des institutions sociales ayant comme corollaire une instabilité des textes qui les organisent. Dès cette époque, le monde des entreprises est confronté aux prestations administratives toujours plus nombreuses et complexes.

Conscients de ces difficultés et des freins à la croissance qu’elles peuvent représenter, quelques administrateurs de l’Association du Brabant des Entrepreneurs généraux de Travaux publics et privés unissent leurs efforts dès 1936, pour trouver une solution à ce problème aussi complexe que délicat.

L’idée du Group S était née. Aider les entreprises à se frayer un chemin dans le dédale évolutif des arcanes administratives. Depuis, les missions de Group S se sont progressivement enrichies pour l’amener à devenir un partenaire multi-services privilégié des entreprises dans le domaine de la gestion des ressources humaines. Les axes principaux de ces missions, assurées par les quelque 900 collaborateurs de l’organisation au service des indépendants et des entreprises, sont la défense et la protection des employeurs, la protection et la motivation du personnel, la gestion des ressources humaine en tant que telle et le guichet d’entreprises (Formalis).

Mais, passer de la dimension sociale à la dimension humaine ne suffit pas. Group S s’est bien vite rendu compte que la dimension technologique était indispensable. Manu Lorant, ICT Manager chez Group S, précise :

« La complexité et le nombre croissant des procédures administratives, la vitesse de réaction exigée par les entreprises, les évolutions sociales permanentes et les technologies disponibles chez nos clients, font que nous devons être à la pointe du progrès en informatique et orienter, en permanence, nos réflexions et nos actions vers le futur ».


La technologie à la source

A l’origine, les premiers programmes informatiques de Group S reposaient sur l’utilisation d’un mainframe Bull. La nécessité de répondre de manière souple aux besoins des clients et aux exigences de la sécurité sociale a progressivement poussé Group S à migrer vers une architecture plus moderne et mieux adaptée aux besoins de ses activités.

Manu Lorant : « En 1984, nous avions choisi choisi VMS sur serveur VAX (à cette époque on ne parlait pas encore d’OpenVMS), parce que ce système offrait l’une des premières bases de données relationnelles (RDB), une compatibilité binaire à travers toute la gamme et les premières bribes de ce qui allait devenir le monde « Ouvert », notamment grâce la technologie X25. Group S s’était lancé dans le développement d’une nouvelle application paie avec, déjà à l’époque, une approche client/serveur (PC’s, bases de données relationnelles, ...) dans laquelle les postes utilisateurs (PC’s) communiquaient avec le serveur de base de données (RDB sur VAX) via le réseau X25 (DCS) de Belgacom. A partir de cette époque, VMS puis OpenVMS se sont rapidement imposés dans la culture IT de Group S. Nous avions particulièrement apprécié la qualité, la stabilité et la robustesse de ce système d’exploitation ainsi que la fiabilité de ses clusters. En capitalisant sur ces atouts, nous avons rapidement constitué une équipe interne d’ingénieurs Système qui disposaient d’une maitrise approfondie d’OpenVMS ».

Cette architecture informatique s’est maintenue jusqu’à aujourd’hui au travers des évolutions d’OpenVMS et de RDB. RDB a été remplacé par Oracle et OpenVMS est progressivement devenu le support exclusif de toutes nos bases de données Oracle critiques. Depuis 2007, l’infrastructure informatique de Group S est principalement constituée de deux clusters OpenVMS composés de serveurs HP 76XX, connectés sur SAN (EVA 4000, EVA 4100).

Il y a quelques mois, la conjonction d’éléments stratégiques et opérationnels a imposé une révision de la stratégie en matière d’Operating System pour les serveurs de bases de données. « L’augmentation de notre portefeuille de clientèle ainsi que l’accroissement des services que nous offrons à nos clients (calcul immédiat de la paie, offre de fonctionnalités « self-service » aux travailleurs de nos clients, ...) nous ont obligé à envisager le remplacement des serveurs en place parce qu’ils arrivaient progressivement à saturation et n’étaient plus extensibles. D’autre part, nous percevions le ralentissement des évolutions d’OpenVMS. Enfin, l’annonce de l’abandon, par Oracle, des développement sur la plateforme Itanium a achevé de nous convaincre qu’il fallait passer à autre chose ».

Mais, comme aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années, l’informatique efficace ne permet pas les longues tergiversations décisionnelles.


La technologie comme ressource

Et voilà donc, les informaticiens de Group S en quête d’une solution qui se devait d’être éprouvée mais aussi tournée vers l’avenir. De plus, « la stratégie informatique globale de la maison devait être respectée » ajoute le patron ICT : « Notre stratégie repose notamment sur l’utilisation d’un nombre volontairement limité de technologies. C’est un élément essentiel de la maitrise de nos coûts. Utiliser un nombre limité de technologies permet aux quelques 90 membres de notre département ICT de maîtriser en profondeur les technologies qu’ils utilisent. Jusqu’à présent, en termes d’O.S., nous nous limitions à Windows Server et OpenVMS. Remplacer ce dernier par Linux nous permet de respecter cette voie. En outre, plusieurs logiciels que nous utilisons actuellement sur la plateforme Windows, s’accommoderaient bien mieux de Linux que de Windows.

Enfin, en fonction de l’utilisation que nous faisions des clusters, le modèle de cluster offert par Linux RedHat nous est apparu comme très proche de celui des clusters offerts par OpenVMS».

Une fois les contours de l’épure dessinés, un cahier des charges fut concocté et proposés à trois prestataires potentiels. L’un d’entre eux ne donna pas de réponse cohérente et, un autre fut à ce point cohérent que son prix était totalement prohibitif. System Solutions emporta la palme avec une offre présentant la solution HP.

L’offre qui fut retenue résultait d’une réelle collaboration entre HP et System Solutions. « Ensemble, ils ont uni les dimensions technologiques et humaines que Group S voulait indissociables » raconte Manu Lorant. « HP a apporté sa connaissance approfondie et exhaustive des solutions techniques. De son côté, System Solutions a amené sa connaissance de notre organisation en intégrant à sa maîtrise des solutions proposées par HP, nos contraintes et notre mode de fonctionnement. System Solutions a également joué un rôle primordial dans la négociation avec Oracle, pour obtenir le portage de nos licences à un prix concurrentiel ».

L’importance des relations humaines entre les partenaires ne fit que grandir une fois l’offre HP – System Solutions retenue. Ayant présélectionné la solution HP, encore fallait-il confirmer que celle-ci correspondait aux attentes de Group S en matière de performance. L’heure du POC (Proof Of Concept) et des stress tests avait sonné. Les équipes IT de Group S, de System Solutions et d’HP unirent leurs forces pour réaliser un « stress testing » très poussé de la solution proposée.

Les résultats concluants de ces tests menèrent à la signature définitive du contrat. Aujourd’hui, les étapes du basculement des premières bases de données (Q/A’s et pré production) sur la nouvelle infrastructure ont été franchies grâce à la conjonction des forces vives des équipes prestataires. Manu Lorant est heureux et fier de pouvoir annoncer que « la dimension humaine de ce projet a été un facteur déterminant de réussite. Nos collaborateurs, ceux de HP et ceux de System Solutions ont fait corps. Qu’ils soient commerciaux ou techniques, leur but commun était de réussir dans les temps et dans les budgets impartis. Il était important que le projet soit porté en premier lieu par notre personnel avec la participation et l’assistance de System Solutions et non le contraire. Nous attendions également de System Solutions et de HP un transfert de compétences. Les 2 objectifs ont été atteints ».

Précisons également que la formation des ingénieurs systèmes et des équipes d’exploitation de Group S a été grandement facilitée par le fait que, depuis plus de 10 ans, le langage de commande « KSH » régit les environnements d’exploitation Windows de la maison.


La technologie se ressource

Changer d’Operating System n’est pas migration anodine. C’est toucher au cœur des opérations informatiques avec tous les risques que cela comporte. Mais, c’est aussi ressourcer toute son informatique, donner un coup de sang aux habitudes « parfois sournoisement » installées et fédérer les enthousiasmes et les compétences humaines de l’entreprise. Manu Lorant conclut : « Bien que tous les basculements ne soient pas encore accomplis, je peux affirmer que nous appréhendons l’avenir avec sérénité et confiance. Et ce pour la bonne et simple raison que le projet est basé sur un mix équilibré entre technologie et maîtrise, entre compétence et volonté ».